Planet inferno vu à M+1
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Pour sa troisième édition, le festival Planet Inferno a transformé Reims (et même un bout de Paris) en un laboratoire sonore incandescent. Entre immersion visuelle et mise en avant radicale de la scène locale, je reviens, un mois plus tard, sur cet événement qui ne ressemble à aucun autre. Parce que mieux vaut tard que jamais.
Né de la fusion entre les collectifs La Forge et Moonshiners, Planet Inferno n’est plus seulement un festival : c’est une déclaration d’amour à la culture club, celle qui transpire, qui expérimente et qui n’a pas peur de bousculer les codes. Cette année, le périple a commencé au Panic Room à Paris, avant de revenir s’installer dans ses quartiers rémois : du bar des Vieux de la Vieille à la cultissime Cartonnerie, pour finir en beauté dans le lieu de culture numérique de St-Ex.
Une line up explosive et des soirées bien remplies
Tous les ans, le festival pousse le curseur un peu plus loin en invitant des guests de plus en plus fous, tout en restant focalisés sur une mission : inviter des artistes émergents et locaux. Pour l’édition 2026, pas moins d’une quinzaine de DJ étaient présents, venant de Reims et d’ailleurs, avec en plus un invité de marque : Panteros666. Cette pointure de la musique électronique a réussi, lors de la soirée à la Cartonnerie, a mettre tout le monde d’accord avec sa techno aux inspirations de hard-house et de hard-transe. Il n’a malgré tout pas fait d’ombre aux deux premiers artistes présents, Maemm et Nonosuke.
Cette soirée qui s’est démarquée comme l’un des mains events du festival a pu régaler tout le monde, que ça soit évidemment les amateurs de musique et même les amateurs de tatouages, avec les différents artistes présents en début de soirée pour vous tatouer des flashs tout juste créés pour l’occasion. Assez cocasse pour ne pas le notifier, il était possible d’acheter une sauce piquante en édition limitée, créée également pour le festival, en partenariat avec la marque rémoise Inferno Peppers, qui possède le même nom. Une coïncidence qui tombait sous le sens.
Scénographie efficace et symbolique
Ce qui frappe d'abord, c’est la scénographie. Planet Inferno a cette année fait le pari de la transparence — au sens propre. Les artistes performent à l’intérieur d’un cube transparent, une structure immersive qui redéfinit le rapport à l’image. Plus qu’un simple objet décoratif, ce cube agit comme un symbole : le DJ est à la fois protégé et exposé, cloisonné dans son univers créatif tout en étant visuellement accessible sous tous les angles. Les jeux de lumières viennent lécher les parois de verre, créant une atmosphère rétro-futuriste où la frontière entre la scène et la fosse finit par s’évaporer
Déjà remarquée et remarquable sur la scène du Club de la Cartonnerie, cette scénographie a surtout pris tout son sens lors de la soirée de clôture à St Ex, dans laquelle elle était en plein milieu de la pièce, se faisant complètement encercler par le public.
En bref, le festival Planet Inferno s’est vite imposé comme l’un des évènements immanquables pour la scène rémoise, tant il se diversifie et s’étoffe chaque année. Et ça, on nous l’as encore prouvé pour cette troisième édition. Un festival qui tend à durer sur le long terme, pour continuer de marquer les esprits et de graver la cité des sacres dans le paysage musical electro français. On attend déjà avec impatience la prochaine édition, et tout ce qu’il va s’y passer.
Lisa Van De Walle



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