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Joyeux anniversaire, le Cabaret Vert !

  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture
Et voilà, le festival du Cabaret Vert vient de souffler sa 20e bougie… Et si son vœu pour cet anniversaire était de fêter ça comme il se doit, eh bien, il faut admettre qu’il s’est réalisé ! Durant ces quatre derniers jours, du 20 au 23 août, le square Bayard s’est métamorphosé pour accueillir ce festival mythique qui fait vibrer la région, et même la France entière, chaque été. J’ai ainsi passé la journée du samedi au cœur du Cabaret Vert, et comment vous dire que, niveau cadeaux, c’est eux qui en ont fait le plus…

Le monde était présent ce samedi. Ça, on ne pouvait pas le louper. Dès ma montée dans le train, rempli en ce début d’après-midi, les voyageurs étaient en effervescence. J’entendais au loin plusieurs groupes, ne se connaissant pas, mais se mélangeant autour d’un sujet : la musique. Puis, à l’arrivée à Charleville-Mézières, c’est toute une file indienne qui se pressait sur les trottoirs pour arriver dès que possible et, qui sait, peut-être même arriver dans les premiers sur la scène où allaient se produire leurs artistes préférés. Parce que des artistes, il y en avait. Beaucoup. On ne savait plus où donner de la tête. Parfois même, il fallait faire des choix.


À l’ouverture des portes, pendant que certains profitaient déjà de leur premier concert au Greenfloor avec le rap moderne et ciselé du rappeur rémois Navyblu, d’autres, aux envies plus pop, attendaient impatiemment l’arrivée de Marguerite, connue surtout depuis sa participation à la 12e saison de la Star Academy. Si vous l’avez loupée, pas de panique, il reste encore des places pour son concert à la Cartonnerie de Reims le samedi 28 novembre prochain.


j’ai été époustouflée par sa présence scénique

On retourne ensuite au Greenfloor, où le public a pu vibrer au rythme du rap de l’artiste Linlin, qui a été pour moi un vrai coup de cœur. Je la connaissais déjà, mais j’ai été époustouflée par sa présence scénique et sa manière de capter l’attention du public, avec sa musique singulière à la croisée du rap et de la musique électronique. Elle représente parfaitement cette nouvelle génération d’artistes qui assume sa direction artistique sans concessions. Se sont enchaînés par la suite au Greenfloor Jeune Morty et Huntrill, deux rappeurs qui ont rassemblé un public de tous les âges et de tous les horizons. De mon côté, j’ai foncé à la scène Razorback pour voir la chanteuse Miki, qui succédait à l’artiste locale Louise XIV, et je n'ai pas du tout été déçue. Voix singulière, titres rassembleurs et, surtout, énergie et présence scénique folle. Le public était survolté et motivé lorsqu’il a fallu tourner autour de l’artiste, surélevée en plein milieu de la foule, pendant le titre Particule. Une artiste qui aurait même mérité de se produire sur la grande scène, tant le monde était présent. En m’y rendant, j’étais bien évidemment passée devant le show d’Adéla, et, en l’espace de quelques minutes, j’ai été captivée. Il s’agissait, pour l’artiste slovaque, de son unique date en France en 2026. Côté énergie scénique, le public était également servi. L’artiste, accompagnée de danseurs, a livré non seulement un concert, mais aussi un vrai spectacle.

Des plats gourmands, mais majoritairement issus de produits locaux et avec de très nombreux choix végétariens

Évidemment, j’étais ensuite présente pour le concert de Disiz sur la scène Zanzibar. Et évidemment, le public était en nombre, et il était fou, surtout sur les titres phares du rappeur. Le titre Rencontre, en featuring avec Damso, notamment, que tout le monde chantait en chœur. Un autre artiste qui méritait une grande scène, c’était bien la Rvfleuze. J’étais littéralement coincée dans un embouteillage humain en me rendant au Greenfloor. Le public était très, très, très au rendez-vous pour voir le rappeur… Et puisque je suis trop petite pour voir la scène de loin, je me suis consolée en allant me chercher un naan au stand adjacent, histoire de quand même profiter de la musique. Mais ça m’a montré une fois de plus que la nourriture est l’un des gros points forts du festival, et ce depuis déjà plusieurs années. Des plats gourmands, mais majoritairement issus de produits locaux et avec de très nombreux choix végétariens.


Une tache de sauce de naan sur mon haut plus tard, il était déjà temps d’aller assister au show de notre Boss Lady préférée, Théodora. Une entrée fracassante, et surtout un record de spectateurs : 32 000 personnes présentes pour ce concert enflammé. La journée a ainsi affiché complet. Elle nous prouve donc encore qu’elle est une vraie pop star et que la scène ne lui fait pas peur. Tout était présent pour en faire un moment cathartique autour de sa musique si dansante, mais qui garde une authenticité et une sensibilité qui toucheraient n’importe quel cœur. Et pour la dernière date de sa tournée, nous avons eu droit à une belle surprise : Théodora et Disiz, réunis pour chanter Mélodrama, qui a explosé tous les records à sa sortie en restant pas moins de 19 semaines consécutives dans le top Single. Cette soirée, aussi intense soit-elle, s’est terminée en beauté, histoire de transpirer une dernière fois avant la fermeture. Le célèbre DJ Kygo a pris place pour un set phénoménal empli de nostalgie, avec ses titres cultes qui nous rappellent nos meilleurs étés. Cette journée au Cabaret Vert s’est ainsi terminée. Encore une fois, il nous rappelle que ce sont ce genre d’événements, et ce genre de moments, qui comptent et qui doivent continuer à exister. Ces festivals sont la preuve vivante que la culture, l’art et la musique rassemblent et créent des moments essentiels. Joyeux anniversaire, le Cabaret Vert, et on espère pouvoir vous voir encore souffler vos bougies dans 20 ans. Lisa Van De Walle

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