Sébastien Tellier, le taulier de la grand-messe
- il y a 2 jours
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La scène de la Carto est devenue mi-moumoute, mi-miroir pour accueillir Sébastien Tellier, ce dandy-yéti venu célébrer son dernier album Kiss the Beast.
Sous sa casquette et derrière ses lunettes noires, il a investi l’espace de son aura quasi mystique : le grand gourou des naïfs de cœur a mixé ses multiples répertoires avec intelligence et générosité. Et si son dernier album était évidemment bien représenté, avec Parfum Diamant, Thrill of the Night ou Mouton, il a su régaler les gourmands avec de nombreux extraits de Sexuality, qui, malgré ses 18 ans au compteur, continue de donner des vapeurs aux adeptes de l’homme à barbe.
Commencer le concert par Sexual Sportswear et le terminer avec Divine, c’était bien LA ruse mélancolico-euphorisante.
Sans parler de La Ritournelle, pour l’effet hypnose, histoire de faire de nous ce qu’il veut, et l’Amour et la Violence, comme une confession sans fin, universelle, qui met tout le monde d’accord.
Lumières épileptiques, élégance de l’intime, indécence electro, sans oublier la petite dose de kitsch bien léché : aucun doute, Sébastien Tellier n’est pas prêt à perdre de sa superbe.
Texte : Agathe Cèbe
Photos : Julien Avundo





















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